A segmented control at the start of the filter bar switches between Stream (sliding duration, live view) and Time range (start and end dates in the chosen time zone, previous/next and zoom-out buttons). Timeline clicks and drags switch to Time range mode; the mode and range are kept across reloads. Co-Authored-By: Claude Opus 5.5 (1M context) <noreply@anthropic.com>
28 KiB
English | Français
Logstream
Un collecteur syslog simple : il reçoit les logs en UDP/TCP sur le port 514, les stocke dans VictoriaLogs et sert une interface web soignée (thème clair/sombre, recherche instantanée, direct, tags de couleur, interface en anglais et en français).
devices ──514 udp/tcp──▶ logstream (Go) ──HTTP batches──▶ VictoriaLogs
▲ └── SSE (live) ──▶ browser
└──── API / UI ◀─────────┘
Architecture
- Ingestion : les messages syslog (UDP/TCP) et les logs des conteneurs Docker passent tous
par
sink()(résolution DNS inverse des hôtes donnés par leur IP, sans bloquer la réception), puis par la file duStore, qui les envoie par lots à VictoriaLogs. Quand VictoriaLogs est injoignable, les lots sont gardés sur disque (/data/spool, jusqu'àSPOOL_MAX_MB) et renvoyés, les plus anciens d'abord, dès son retour. - Direct :
sink()publie aussi chaque message dans leHub, qui le diffuse aux navigateurs en SSE. - Recherche : l'API HTTP traduit les filtres de l'interface en requêtes LogsQL envoyées à VictoriaLogs.
- Frise :
/api/histogram(histogram.go) compte les logs par intervalle et par sévérité, alignés sur l'heure locale ; les bornes du zoom (from/to) s'appliquent aussi à la liste et à l'export. - État : les tags et les réglages des sources sont dans
/data(volumelogstream-data) ; les logs eux-mêmes dans le volumevlogs-data.
La source modifiable du schéma est
docs/architecture.excalidraw
(à ouvrir sur excalidraw.com).
Démarrage
cp .env.example .env # optional
docker compose up -d --build
./tools/send-test-logs.sh # sends 100 test messages
Ouvrez ensuite http://localhost:8080.
Envoyer des logs
- rsyslog (Linux) : ajoutez
*.* @SERVER_IP:514(UDP) ou*.* @@SERVER_IP:514(TCP) dans/etc/rsyslog.d/90-logstream.conf, puis lancezsystemctl restart rsyslog. - Équipements réseau, NAS, pare-feu : indiquez l'IP du serveur et le port 514 dans leurs réglages « syslog distant » (remote syslog).
- Test manuel :
logger -n 127.0.0.1 -P 514 -d "hello error"(util-linux) ouecho "<14>test ok" | nc -u -w1 127.0.0.1 514.
Paramètres > Sources > Syslog active ou désactive la réception syslog et choisit les
protocoles (UDP, TCP) sans redémarrage ; le choix est enregistré dans /data/syslog.json. Cet
onglet affiche aussi l'état d'écoute (et l'erreur si le port est déjà utilisé). Le port
lui-même est publié par docker-compose : modifiez SYSLOG_PORT dans .env, puis lancez
docker compose up -d.
Formats pris en charge : RFC 3164 (BSD) et RFC 5424. En TCP, les deux découpages sont acceptés : « un message par ligne » et « octet counting » (RFC 6587).
Recherche
Mode simple (par défaut) : chaque mot est cherché comme sous-chaîne, sans tenir compte de la casse, dans le message, l'hôte et l'application. Les mots sont combinés avec ET.
| Saisie | Signification |
|---|---|
error disk |
contient « error » et « disk » |
"disk full" |
contient la phrase exacte |
error -timeout |
contient « error » mais pas « timeout » |
Mode LogsQL (bouton Simple / LogsQL) : le langage de requête complet de VictoriaLogs,
par exemple error AND host:web-01, app:~"ssh|nginx" ou * | stats by (host) count().
Le direct est désactivé dans ce mode.
Chaque ligne affiche, de gauche à droite : l'heure de réception (horloge du serveur),
l'horodatage trouvé dans le message lui-même (msg_time), la sévérité, l'hôte, l'application,
les codes des tags trouvés et le message. Un clic sur un hôte ou une application filtre dessus.
Les logs sont indexés, recherchés et triés par heure de réception : les équipements dont l'horloge est fausse (par exemple des points d'accès dont le NTP échoue) apparaissent quand même dans la bonne plage de temps. Les logs stockés par les versions antérieures à ce changement sont indexés par l'horodatage de leur message ; purgez-les depuis les Paramètres pour repartir sur une base propre.
Les badges de sévérité err/crit et warning reprennent les couleurs des tags error et
warning.
Raccourcis : / place le curseur dans la recherche, Esc la vide. Un clic sur une ligne
affiche tous ses champs.
Les en-têtes de colonnes restent visibles pendant le défilement. Faites glisser le bord d'un en-tête (réception, heure message, sévérité, hôte, app) pour redimensionner la colonne, et double-cliquez dessus pour revenir à la largeur automatique ; le message occupe l'espace restant. Les largeurs sont mémorisées par le navigateur (Paramètres > Interface > Réinitialiser les colonnes les rétablit toutes). Sur téléphone, la liste garde sa présentation sur deux lignes, sans colonnes.
Modes Flux et Période
Le premier contrôle de la barre de filtres bascule entre deux modes d'affichage :
- Flux : les derniers logs sur une durée glissante (5 min à 30 jours, ou tout), avec le direct.
- Période : les logs entre une date de début et une date de fin, saisies dans le fuseau choisi dans les Paramètres. ◀ et ▶ passent à la période précédente ou suivante de même durée, la loupe la double autour de son milieu. Le direct se met en pause ; le mode et la période sont conservés au rechargement.
Frise
La frise au-dessus de la liste montre le volume de logs par intervalle, compté selon l'heure de réception sur l'horloge du serveur (elle correspond donc aux heures affichées dans les lignes).
- Au survol d'un intervalle : ses bornes, son total et le détail par sévérité.
- Un clic sur une barre affiche cet intervalle en mode Période ; un glisser sur plusieurs barres affiche la sélection. « × Revenir au flux » repasse en mode Flux. La liste, les compteurs et l'export CSV suivent la période.
- En direct, le dernier intervalle grandit à l'arrivée des messages, et la frise se recharge à chaque nouvel intervalle. Rien n'est rafraîchi tant que l'onglet du navigateur est masqué ; la frise se met à jour dès qu'il redevient visible.
Paramètres > Interface > Frise (mémorisé par navigateur) : échelle (linéaire, √ par défaut, log), hauteur (S/M/L : 40/80/120 px), couleur (empilement par sévérité, intensité comparée à la médiane de la fenêtre : calme, rafale au-delà de 3×, anomalie au-delà de 10×, ou aucune), barres ou aire, division (automatique, environ 100 intervalles, ou fixe : 1 s, 10 s, 1 min, 5 min, 1 h, 1 jour) et rafraîchissement (désactivé, 5 s, 15 s, 30 s, 1 min, ou à chaque nouvel intervalle). Une division fixe qui dépasserait 300 intervalles sur la plage est élargie (signalé par « élargi »). Les intervalles sont alignés sur l'heure locale du fuseau horaire choisi dans les Paramètres (les jours commencent à minuit, heure locale).
API : curl 'localhost:8080/api/histogram?range=24h&step=auto&tz=Europe/Paris' renvoie
step (ms), start (ms), count, now (horloge du serveur) et les buckets non vides
(i = numéro d'intervalle, n = total, sev = nombre par sévérité). Toutes les routes de
logs acceptent aussi from / to (millisecondes Unix) à la place de range.
Logs des conteneurs Docker
Logstream collecte aussi les logs des conteneurs Docker qui tournent sur la machine où il est
installé (DOCKER_LOGS=on, le défaut dans docker-compose.yml). Ils sont recherchés, filtrés,
colorés et exportés comme les messages syslog :
- host est le nom de l'hôte Docker, app le service compose (ou le nom du conteneur), et
chaque log porte aussi
container,container_id,image,compose_project,compose_serviceetstream(stdout/stderr), visibles dans le détail de la ligne. - Le filtre Source n'affiche que les logs syslog ou que les logs Docker ; les lignes Docker ont un petit cube devant le nom de l'application, de la couleur de son projet compose.
- La sévérité vient de la ligne elle-même quand l'application l'écrit : JSON
(
"level":"error"), logfmt (level=warn),[ERROR], ou un niveau en majuscules au début de la ligne (ERROR,WARN…). Sinon, elle vautinfo. Les codes de couleur du terminal sont supprimés. - Paramètres > Sources affiche une étiquette par conteneur (
project/service) dans un seul champ : les conteneurs suivis en couleur, puis les non suivis en gris ; un clic bascule une étiquette. La couleur identifie le projet compose, et les noms d'applications Docker de la liste utilisent la même couleur. Les conteneurs arrêtés sont masqués par défaut (« Afficher les conteneurs arrêtés » les montre, en pointillés, et ils restent modifiables). Une zone de filtre et « Tout activer » / « Tout désactiver » (appliqués aux étiquettes affichées) aident quand les conteneurs sont nombreux. Les nouveaux conteneurs sont suivis automatiquement, sauf si cette option est désactivée. Les choix sont enregistrés par service compose (ou nom de conteneur) dans/data/docker.json: ils survivent aux recréations. - Logstream mémorise la position de la dernière ligne stockée pour chaque conteneur
(
/data/docker-state.json) : après un redémarrage, il reprend sans perdre de lignes. La position n'avance qu'une fois la ligne dans VictoriaLogs ou dans le tampon disque, et une file pleine ralentit la lecture au lieu de perdre des lignes. Un conteneur vu pour la première fois est lu à partir deDOCKER_BACKFILLen arrière (1 heure par défaut). - Logstream lui-même et le proxy ci-dessous ne sont jamais collectés ; ajoutez l'étiquette
logstream.exclude=trueà tout autre conteneur pour l'exclure définitivement.
Sécurité : l'accès au socket Docker équivaut à un accès root sur la machine. Logstream passe
donc par docker-socket-proxy, qui ne laisse
passer que la liste des conteneurs, la lecture des logs, les événements et les informations du
moteur (GET uniquement).
Logs système de l'hôte
Logstream peut aussi collecter les logs système de la machine qui héberge la stack, sans rien
configurer sur l'hôte. La source est désactivée par défaut : activez-la dans
Paramètres > Sources > Logs système de l'hôte (enregistré dans /data/hostlogs.json).
docker-compose.ymlmonte/var/loget/run/log/journalen lecture seule sous/host.- Si l'hôte utilise systemd, Logstream lit directement les fichiers du journal systemd
(pas besoin de
journalctldans l'image) : host est le nom de la machine, app le programme (SYSLOG_IDENTIFIER), la sévérité et la facility viennent du journal, et l'unité systemd est conservée dansunit. Sinon, il suit les fichiers texte de/var/log(syslog,messages,*.log), analysés comme des lignes syslog, avec le nom du fichier danslog_file. - Ces logs ont la source
host: le filtre Source permet de les afficher seuls. - À l'activation, la dernière heure est lue d'abord (
HOST_LOGS_BACKFILL) ; la position atteinte est enregistrée dans/data/hostlogs-state.json, un redémarrage ne perd donc ni ne duplique d'entrées. - Droits : le conteneur tourne avec un utilisateur sans privilège et reçoit le groupe
adm(gid 4), qui peut lire le journal et/var/logsur Debian et Ubuntu. Sur d'autres systèmes, réglezHOST_LOGS_GIDdans.envsur le gid desystemd-journal(getent group systemd-journal | cut -d: -f3). Paramètres > Sources affiche un message clair si l'accès est refusé. - Limites : les champs du journal compressés par journald (messages de plus de 512 octets,
compressés en zstd/lz4/xz) ne peuvent pas être décodés sans bibliothèque supplémentaire ; ils
sont comptés dans les Paramètres et affichés comme « (compressed journal entry) ». Les fichiers
texte tournés ou compressés (
*.1,*.gz) ne sont pas lus.
Export CSV
Le bouton Exporter (à côté du nombre de logs) télécharge tous les logs stockés qui
correspondent aux filtres en cours (recherche, plage de temps, sévérité, hôte, application),
du plus récent au plus ancien, jusqu'à EXPORT_MAX lignes (100 000 par défaut), et pas
seulement les lignes à l'écran. Deux variantes :
- CSV : séparateur virgule, UTF-8.
- CSV pour Excel : séparateur point-virgule avec un BOM UTF-8, pour qu'Excel en français
l'ouvre directement avec les accents. Les cellules qui commencent par
=,+,-ou@sont préfixées par'pour qu'un message de log forgé ne puisse pas s'exécuter comme une formule.
Colonnes : received, message_time (toutes deux au format YYYY-MM-DD HH:MM:SS.mmm dans le
fuseau horaire choisi dans les Paramètres), severity, facility, host, host_ip, app,
pid, source_ip, proto, message. En mode LogsQL, seule la partie filtre est prise en
charge (pas de | pipes).
En ligne de commande : curl -o logs.csv 'localhost:8080/api/export.csv?q=error&range=24h&tz=Europe/Paris'.
Paramètres
L'icône en forme d'engrenage ouvre les paramètres, organisés en onglets. Tout, sauf les tags de couleur, est mémorisé par navigateur.
- Localisation
- Langue : anglais ou français.
- Date et heure : fuseau horaire (celui du navigateur, UTC ou environ 80 fuseaux courants)
et format d'affichage de l'heure de réception :
DD/MM/YYYY HH:MM:SS(par défaut, l'affichage français habituel), avec millisecondes,YYYY-MM-DD, horloge sur 12 heures, ISO 8601 ou epoch Unix. Le fuseau horaire s'applique à toutes les dates affichées.
- Filtres : tags de couleur. Chaque tag a un mot-clé, une couleur de fond (le texte passe
automatiquement en noir ou en blanc pour rester lisible) et des options : mot entier, respect
de la casse, expression régulière, actif. Les tags sont stockés sur le serveur dans
/data/tags.json(volumelogstream-data) : ils sont donc partagés par tous les navigateurs. Tags par défaut (pastel) :warning(orange) eterror(rouge) ;ok(vert) est dans le préréglage Niveaux de log. Les tags par défaut qui utilisent encore les couleurs des versions précédentes passent automatiquement aux couleurs pastel. Le menu + Préréglage… ajoute des tags tout faits : logs d'accès HTTP/HTTPS (codes de statut, méthodes, sondes, robots, erreurs TLS et proxy), logs système (SSH, sudo, noyau, systemd, pare-feu), applications (Docker, bases de données) et motifs généraux (niveaux de log, adresses IPv4). Les tags déjà présents ne sont pas ajoutés en double, et les tags ajoutés se modifient comme les autres. La liste vient d'un fichier texte modifiable (PRESETS_FILE) : voir docs/presets.fr.md pour le détail de chaque préréglage et le format du fichier. Dans une expression régulière, un groupe nomméhl((?<hl>…)) ne colore que cette partie de la correspondance : les préréglages s'en servent pour colorer le code de statut ou la méthode, pas le texte autour. Chaque tag reçoit un code à deux chiffres (01,02…) attribué par le serveur : il reste attaché au tag jusqu'à sa suppression (les tags créés par les versions précédentes en reçoivent un aussi). La colonne Filtres de la liste affiche, en badges gris, les codes des tags actifs trouvés dans chaque message ; elle a la place pour 3, au-delà elle en affiche 2 et+N, et l'infobulle les liste tous. - Interface
- Thème : Système (suit la préférence de l'ordinateur ou du téléphone), Clair ou Sombre. Le bouton soleil/lune de l'en-tête bascule entre clair et sombre.
- Affichage des logs : taille du texte (très petite, petite, moyenne, grande), densité
(normale, ou compacte pour afficher environ 50 % de lignes en plus à l'écran) et police :
la police monospace du système, l'une des 3 polices étroites intégrées, servies par
LogStream lui-même et utilisables hors ligne (Inconsolata Condensed, la plus étroite,
Iosevka et Ubuntu Mono), ou l'une des 11 polices libres conçues pour le texte dense
(JetBrains Mono, Fira Code, Source Code Pro, IBM Plex Mono, Cascadia Code, Roboto Mono,
Inconsolata, Red Hat Mono, Noto Sans Mono, Victor Mono, DM Mono). Ces 11 polices sont
chargées par le navigateur depuis Bunny Fonts, un service
européen de polices respectueux de la vie privée ; sans accès à internet, la police du
système est utilisée. Les ligatures sont désactivées pour que
->ou!=s'affichent tels quels. Le réglage le plus dense est Très petite + Compacte + Inconsolata Condensed.
- Données : chiffres de la base lus dans VictoriaLogs (actualisés au plus toutes les 30 s) :
lignes stockées, taille sur disque (index compris), taille brute et taux de compression,
période couverte avec la rétention, lignes des dernières 24 h et de la dernière heure, hôtes
et applications distincts, espace disque libre. Les tailles sont en Ko/Mo/Go (KB/MB/GB en
anglais). « Supprimer tous les logs » efface définitivement tous les logs stockés (il faut
taper
PURGEpour confirmer). Les tags et les paramètres sont conservés. VictoriaLogs doit être lancé avec-delete.enable(déjà présent dansdocker-compose.yml). La fonction est désactivée par défaut : mettezALLOW_PURGE=truepour l'autoriser. Tout administrateur peut alors purger : activez l'authentification si l'interface est accessible à d'autres.
Authentification
AUTH_MODE choisit comment l'interface et l'API sont protégées (/healthz reste toujours ouvert) :
local(par défaut) : une page de connexion avec le compteAUTH_USER/AUTH_PASS; laissez-les vides pour n'avoir aucune authentification (par exemple derrière un reverse proxy qui contrôle déjà). L'interface affiche alors un bandeau d'avertissement, que l'on peut fermer.oidc: connexion par un fournisseur OpenID Connect (Keycloak, Authentik, Authelia, Zitadel…), flux « authorization code » avec PKCE.
En mode local, la page de connexion suit le thème et la langue de l'interface. La session dure
SESSION_TTL (12 h par défaut), survit aux redémarrages (sa clé de signature est dans
/data/session.key) et se termine quand AUTH_USER ou AUTH_PASS change ; le bouton de
déconnexion (en haut à droite) y met fin. Les échecs de connexion sont écrits dans les logs avec
l'adresse du client (auth: failed login for "bob" from 192.0.2.7). Les scripts peuvent toujours
appeler l'API avec des identifiants HTTP Basic (curl -u utilisateur:motdepasse).
Un compte en lecture seule optionnel, AUTH_VIEWER_USER / AUTH_VIEWER_PASS, peut chercher,
suivre le direct et exporter, mais pas modifier les tags, les sources ni purger : ces réglages
sont grisés dans son interface et l'API répond 403.
Pour afficher votre logo sur la page de connexion, montez un PNG dans le conteneur et indiquez
son chemin dans LOGIN_LOGO :
# docker-compose.yml, service logstream
volumes:
- ./logo.png:/config/logo.png:ro
# .env
LOGIN_LOGO=/config/logo.png
Pour utiliser OIDC :
- Dans le fournisseur, créez un client confidentiel (avec secret) pour logstream et déclarez
l'URL de retour
https://logs.example.org/auth/callback(votre adresse). - Dans
.env:AUTH_MODE=oidc OIDC_ISSUER=https://sso.example.org/realms/maison # exactement l'« issuer » du fournisseur OIDC_CLIENT_ID=logstream OIDC_CLIENT_SECRET=... OIDC_REDIRECT_URL=https://logs.example.org/auth/callback docker compose up -d. Les logs affichentoidc authentication enabled, ou la raison pour laquelle le fournisseur n'a pas pu être lu (issuer incorrect, injoignable…).
Ouvrir l'interface renvoie vers la page de connexion du fournisseur, puis revient sur logstream.
La session dure SESSION_TTL (12 h par défaut) et survit aux redémarrages (sa clé de
signature est dans /data/session.key) ; à son expiration, la page repasse par la connexion. Le
bouton de déconnexion (en haut à droite) termine la session logstream, puis ouvre la page de
déconnexion du fournisseur s'il en a une.
Tout utilisateur accepté par le fournisseur pour ce client peut se connecter : restreignez l'accès
dans le fournisseur (Keycloak : rôles du client ou realm dédié ; Authentik : liaisons de
l'application). Les connexions sont écrites dans les logs de logstream (oidc: alice logged in).
Avec une URL de retour en https, les cookies ne sont envoyés qu'en HTTPS : logstream doit être
joint à travers un reverse proxy TLS.
Pour donner un accès en lecture seule à certains utilisateurs, définissez OIDC_ADMIN_GROUP (par
exemple logstream-admins) : seuls ses membres sont administrateurs, les autres sont en lecture
seule. Les groupes sont lus dans la revendication groups du jeton d'identité
(OIDC_GROUPS_CLAIM pour en utiliser une autre) ; dans Keycloak, ajoutez au client un mapper
« Group Membership » (le / initial est ignoré).
Quel que soit le mode, chaque réponse porte des en-têtes de sécurité (Content-Security-Policy, X-Frame-Options…), et l'API refuse les modifications envoyées depuis un autre site (requêtes intersites).
Noms d'hôtes (DNS inverse)
Quand un équipement envoie son adresse IP comme nom d'hôte (ou pas de nom d'hôte du tout),
Logstream cherche son nom DNS (enregistrement PTR) et stocke le nom dans host et l'IP dans
host_ip. Les résultats sont mis en cache (1 heure, 10 minutes quand il n'y a pas de nom). Les
logs stockés auparavant avec une IP sont résolus à l'affichage, et le filtre d'hôte affiche
name (IP).
Le conteneur utilise le DNS de Docker, qui relaie vers les résolveurs de l'hôte. Si vos noms
locaux ne sont connus que de votre routeur ou d'un DNS local (Pi-hole, AdGuard, Unbound…),
définissez DNS_SERVER=192.168.1.1 (son adresse). Mettez RDNS=off pour désactiver les
résolutions.
Configuration
| Variable | Défaut | Rôle |
|---|---|---|
SYSLOG_PORT |
514 |
port syslog publié sur l'hôte |
HTTP_PORT |
8080 |
port de l'interface web |
RETENTION |
30d |
durée de conservation des logs dans VictoriaLogs |
AUTH_MODE |
local |
local (page de connexion) ou oidc, voir Authentification |
AUTH_USER / AUTH_PASS |
vide | compte de la page de connexion (mode local) ; vide = pas d'authentification |
AUTH_VIEWER_USER / AUTH_VIEWER_PASS |
vide | compte optionnel en lecture seule (mode local) |
LOGIN_LOGO |
vide | PNG affiché sur la page de connexion, chemin dans le conteneur (mode local) |
SESSION_TTL |
12h |
durée de la session (les deux modes ; OIDC_SESSION_TTL fonctionne toujours) |
OIDC_ISSUER |
vide | URL de l'issuer du fournisseur OpenID Connect (mode oidc) |
OIDC_CLIENT_ID / OIDC_CLIENT_SECRET |
vide | client déclaré dans le fournisseur |
OIDC_REDIRECT_URL |
vide | URL de retour de logstream, ex. https://logs.example.org/auth/callback |
OIDC_SCOPES |
openid profile email |
scopes demandés |
OIDC_ADMIN_GROUP |
vide | seuls les membres de ce groupe sont administrateurs, les autres en lecture seule (vide = tout le monde est administrateur) |
OIDC_GROUPS_CLAIM |
groups |
revendication du jeton d'identité qui liste les groupes |
RDNS |
on |
résoudre les hôtes donnés par leur IP en noms DNS |
DNS_SERVER |
vide | serveur DNS pour les résolutions inverses (ip ou ip:port) |
ALLOW_PURGE |
false |
autoriser « Supprimer tous les logs » dans les Paramètres |
SYSLOG_TCP_MAX_CONNS |
512 |
connexions syslog TCP ouvertes en même temps ; au-delà, elles sont refusées |
SYSLOG_TCP_IDLE |
30m |
une connexion syslog TCP silencieuse pendant cette durée est fermée (les émetteurs se reconnectent) |
EXPORT_MAX |
100000 |
nombre maximal de lignes dans un export CSV |
PRESETS_FILE |
/data/presets.json |
fichier des préréglages de tags ; liste intégrée s'il est absent (voir docs/presets.fr.md) |
DOCKER_LOGS |
on dans compose |
collecter les logs des conteneurs Docker locaux |
DOCKER_HOST |
tcp://docker-proxy:2375 dans compose |
adresse de l'API Docker (unix:///var/run/docker.sock hors compose) |
DOCKER_BACKFILL |
1h |
historique lu pour un conteneur vu pour la première fois |
HOST_LOGS_GID |
4 (adm) dans compose |
groupe donné au conteneur pour lire les logs de l'hôte |
HOST_LOGS_BACKFILL |
1h |
historique lu à l'activation de la source « logs système de l'hôte » |
HOST_LOGS_ROOT |
/host |
emplacement de montage des répertoires de l'hôte |
TZ |
Europe/Paris |
fuseau horaire des horodatages RFC 3164 (qui n'en portent pas) |
BATCH_SIZE, FLUSH_MS, QUEUE_SIZE |
1000, 1000, 100000 |
réglage de l'ingestion |
SPOOL_MAX_MB |
1024 |
taille du tampon disque des lots refusés par VictoriaLogs (0 = pas de tampon : 15 s de tentatives, puis perte) |
Débogage
docker compose logs -f logstream: erreurs de réception et erreurs d'envoi vers VictoriaLogs.- La barre du bas affiche les compteurs reçus / stockés / perdus, les messages en attente dans le tampon disque et la dernière erreur de stockage.
- http://localhost:9428/select/vmui : l'interface de VictoriaLogs, pour essayer des requêtes LogsQL.
- API :
curl 'localhost:8080/api/logs?q=error&range=1h&limit=5' # the response includes the generated LogsQL query curl localhost:8080/api/stats curl localhost:8080/api/tags - Lancement hors Docker (Go 1.22+) :
VLOGS_URL=http://localhost:9428 DATA_DIR=./data SYSLOG_ADDR=:5514 go run .
Mise à jour
Toutes les versions d'images sont épinglées : un docker compose pull ou une reconstruction ne
change jamais un composant à votre insu.
| Emplacement | Image | Version |
|---|---|---|
docker-compose.yml |
victoriametrics/victoria-logs |
v1.52.0 |
docker-compose.yml |
tecnativa/docker-socket-proxy |
v0.5.0 |
Dockerfile (build) |
golang |
1.27.1-alpine3.24 |
Dockerfile (exécution) |
alpine |
3.24.2 |
Pour mettre à jour l'une d'elles :
- Lisez les notes de version : VictoriaLogs, docker-socket-proxy, Go, Alpine. VictoriaLogs conserve son format de stockage entre versions mineures ; lisez le changelog avant un changement de version majeure.
- Modifiez la version dans le fichier indiqué ci-dessus, puis lancez
docker compose up -d --build. - Vérifiez la barre du bas (reçus / stockés / perdus) et Paramètres > Sources. Pour revenir en arrière, remettez la version précédente et lancez la même commande.
Organisation du code
| Fichier | Contenu |
|---|---|
main.go |
configuration, démarrage |
auth.go |
authentification : OpenID Connect (découverte, PKCE, contrôle de l'ID token) et cookie de session signé |
auth_local.go |
mode local : page de connexion (web/login.html), cookie de session, LOGIN_LOGO |
syslog.go |
écoute UDP/TCP et analyse RFC 3164 / 5424 |
store.go |
insertions par lots dans VictoriaLogs et requêtes LogsQL |
query.go |
traduit les filtres de l'interface en LogsQL ; filtre du direct |
histogram.go |
frise : division, alignement des intervalles, /api/histogram |
hub.go |
envoie les nouveaux messages aux navigateurs (SSE) |
rdns.go |
résolutions DNS inverses avec cache |
export.go |
export CSV en flux |
docker.go |
logs des conteneurs Docker (API, lecteurs, positions, détection du niveau) |
syslogserver.go |
écoutes syslog ouvertes et fermées depuis Paramètres > Sources |
hostlogs.go, journal.go |
logs système de l'hôte : lecteur du journal systemd (sans journalctl) et suivi de /var/log |
tags.go |
stockage des tags de couleur |
presets.go, presets.json |
préréglages de tags (/api/presets), liste intégrée |
api.go |
routes HTTP /api/* |
web/ |
interface (HTML, CSS, JavaScript simple, sans étape de build), embarquée dans le binaire ; les traductions sont dans web/app.js (I18N), et dans web/login.html pour la page de connexion |
Remarque
Avec Docker Desktop (macOS/Windows), l'IP source vue par le conteneur pour les paquets UDP est
la passerelle Docker. Le champ host vient toujours de l'en-tête syslog, qui porte normalement
le vrai nom de l'émetteur.
